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1er Octobre – Journée des aîné.e.s

À l’approche des éléctions, la TOMS met de l’avant 4 demandes pour améliorer les conditions de vie des personnes vivant avec le VIH de 55 ans et +

Alors que les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) qui ont 55 ans et plus ont des parcours divers – selon l’époque durant laquelle elles auraient contracté le virus, par exemple – la plupart ont deux choses en commun: malgré leur riche savoir en ce qui concerne leur santé et leur mieux-être, elles sont aussi beaucoup plus susceptibles de vivre de la précarité financière. 

Comme on peut le voir dans l’exposition sur l’histoire du groupe militant ACT-UP Montréal (au MEM jusqu’au 14 février prochain), les aînées PVVIH sont fortes de 45 ans de lutte qui démontrent que de seulement espérer que ça aille mieux n’est pas du tout leur vibe: après tout, les revendications des personnes seroconcernées restent relativement les mêmes d’élection en élection (EXEMPLES…). 

Au contraire, les grandes avancées de notre mouvement, comme l’arrivée des traitements antirétroviraux (ARV) (1996), l’étude de la Cohorte VIH en Suisse (2009) qui affirme Indétectable = Intransmissible, qui nous mène enfin à une première année où le nombre de nouvelles infections était en baisse (2016) et par la suite, la couverture de la PrEP par la RAMQ (2017), sont advenues grâce au militantisme inlassable des PVVIH des premières générations de cette lutte.  

Quelqu’un qui aurait contracté le VIH en 1995 à 30 ans aurait aujourd’hui 60 ans. Ces personnes engagées ont su que le progrès social, scientifique et politique ne sont pas simplement des produits de l’espoir, mais plutôt de la ténacité et du rejet de la complaisance qui vise à obliger les pouvoirs publics à faire mieux pour toutes nos communautés.

Maintenant, que veulent les PVVIH aînées? De quoi ont-elles besoin collectivement maintenant que le VIH affecte si peu la longévité des personnes qui vivent avec? Quelles astuces pratiques avons-nous apprises pour améliorer la qualité de vie de nos communautés?  

Assurer l’accès universel et gratuit aux traitements antirétroviraux et à la PrEP

Mis à part réduire le fardeau financier de personnes déjà vulnérabilisées par la précarité financière, considérer ces traitements comme faisant partie d’une stratégie globale de prévention permettrait d’atteindre les objectifs de l’ONUSIDA de 95% des PVVIH connaissent leur statut, 95% d’entre elles soient sous traitement ARV, et, enfin, que 95% de ces PVVIH suivant un traitement maintiennent une charge virale indétectable.  

Investir davantage dans l’hébergement des PVVIH de 55 ans et plus 

L’espérance de vie grandissante des aînées PVVIH doit s’accompagner d’options d’hébergement adaptées pour cette communauté. On gagnerait à imiter des modèles comme ceux des habitations pour les aînées de la diversité sexuelle et de genre, qui offrent des avantages réels lorsque les aîné.es d’une même communauté sont logé.es ensemble avec un soutien adéquat.  

Investir davantage dans le soutien psychosocial, alimentaire et ergonome 

Avant que la solitude n’entraîne son cycle vicieux, il faut investir dans ces organismes qui font épanouir une personne là où elle habite et où elle s’implique. Participer à la vie associative des ses milieux d’appartenance a des effets bénéfiques sur tout le monde! À la participation individuelle doit s’ajouter une contribution étatique: la concentration de groupes communautaires en soutien aux PVVIH, en lutte au VIH et aux ITSS, en réduction des méfaits ou encore en hébergement est une force incontournable de la métropole; nos gouvernements doivent répondre présents à la hauteur des besoins!

Inclure les personnes premières concernées dans les prises de décisions qui les touchent. 

Rappelons que, dans les contextes des années 90, les PVVIH ont souvent dû devenir malgré elles des expertes de leur santé et de leurs droits. Elles savent quelles actions et investissements aideraient le plus leur communauté.

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