Montréal doit exhorter le gouvernement canadien à décriminaliser la possession simple de drogue pour usage personnel.

Communiqué de presse cosigné par la TOMS

Montréal, 19 janvier 2021 / – À l’aube de la prochaine réunion du Conseil municipal du 25 et 26 janvier prochain, l’Association des intervenants en dépendance du Québec (AIDQ), l’Association québécoise pour
la promotion de la santé des utilisateurs et utilisatrices de drogue (AQPSUD), les Étudiant.es canadien.nes pour les politiques éclairées sur les substances psychoactives (ECPESP), la Table des organismes
communautaires montréalais de lutte contre le SIDA (TOMS) ainsi que le Réseau juridique VIH (RJV), unissent leurs voix et exhortent la Ville de Montréal à poser des actions concrètes visant la décriminalisation de la possession simple de drogue pour usage personnel.

Alors que Montréal, comme partout au pays, vit un nombre sans précédent de décès par surdose, nous demandons à la Ville de Montréal d’emboîter le pas d’autres villes canadiennes, de s’aligner sur les données probantes existantes et de rallier le consensus grandissant autour de la nécessité de
décriminaliser la possession simple de drogue. En plus des personnes avec une expérience vécue, adhèrent à cette démarche, scientifiques, intervenants, associations nationales et administrations publiques. Reconnaître et soutenir les droits de la personne, préserver la santé et la sécurité de celles qui font usage de drogues et ultimement, de sauver des vies, demeurent les têtes d’affiches de cet appel urgent au changement.

Selon Vincent De Maisonneuve, rédacteur et éditeur à l’AQPSUD les usagers de drogues ne sont : « Ni malades, ni coupables ». Or, depuis 60 ans, dans le contexte de l’application des conventions internationales des politiques sur les drogues, le Canada comme bien d’autre pays, a fait la guerre à la drogue et mis en place des politiques répressives. Aujourd’hui, trop de personnes souffrent d’une situation qui, depuis trop longtemps déjà, n’a plus sa raison d’être. Aujourd’hui, l’impact de la discrimination et la stigmatisation des personnes faisant usage de substances est exacerbé par la pandémie de la COVID-19. Les mesures prises dans le cadre de celle-ci, rappelons-le, ont inutilement accentué les difficultés existantes propres à la crise nationale des surdoses, réduisant par exemple l’accès aux services, dont témoigne la récente imposition d’un couvre-feu, en plus de voir un marché noir des substances illégales prendre avantage du contexte, cela au détriment des usagers. Aujourd’hui, des milliers de vies sont brisées, perdues. En d’autres termes, le constat d’échec des politiques répressives traditionnelles sur les
drogues s’avère encore plus patent!

C’est ce même constat qui aura récemment mené la Ville de Vancouver et le Bureau de santé de la Ville de Toronto d’exiger du gouvernement canadien de concrétiser avec célérité la décriminalisation de la possession simple de drogue. Ajoutons à ces démarches concrètes, la décision prise en novembre 2020 par l’État américain de l’Oregon de décriminaliser la possession simple de certaines drogues. Tel que le souligne Sandra Wesley, présidente de la TOMS « Les pratiques répressives sont la conséquence immédiate des politiques de lutte contre les drogues. Elles impactent directement la santé, la sécurité et la vie des personnes qui consomment, notamment en les éloignant de leur communauté, des soins et des services. De nombreux montréalais sont déjà morts, d’autres mourront jusqu’à ce que des actions soient prises pour mettre fin à la criminalisation des drogues. » Il est temps de compléter rapidement la réforme de la politique canadienne sur les drogues et de rayer définitivement toute intention répressive visant les usagers.

Chef de file en matière de réduction des méfaits liée aux drogues, Montréal en collaboration avec les autres instances gouvernementales concernées doit accroître et faciliter l’accès aux services misant sur la réduction des méfaits, en appuyant de ce fait les nombreuses actions et efforts des organismes communautaires montréalais. Dès lors, nous pressons l’administration Plante et l’ensemble des élus à appuyer de façon unanime la motion déposée par les conseillers municipaux Messieurs Marvin Rotrand et Christian Arseneault et qui sera discutée lors de la prochaine séance du conseil municipal prévue les 25 et 26 janvier 2021.


Les demandes exprimées par la motion rejoignent nos revendications. Elles recherchent une nette prise de position de la Ville de Montréal afin que celle-ci, notamment,


« … ajoute sa voix à celles des villes de Toronto et de Vancouver afin de demander au gouvernement canadien de décriminaliser la possession simple de drogue pour usage personnel en vertu de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances; » et qu’elle


« …mette en œuvre une stratégie de réduction de méfaits en concertation avec les acteurs du milieu et ses partenaires gouvernementaux afin de s’assurer que la décriminalisation soit accompagnée de pratiques et de mesures à la fois adaptées et complémentaires pour répondre à l’objectif d’atténuation des effets des sanctions pénales sur les toxicomanes; »

Par ailleurs, nous exigeons davantage de la Ville de Montréal en demandant à celle-ci de suivre l’exemple de la Ville de Vancouver afin d’entamer le plus rapidement possible les démarches auprès du gouvernement canadien pour que lui soit accordée une exemption en vertu de la Loi règlementant certaines drogues et autres substances pour son territoire.


Ce qui fait dire au directeur général du Réseau juridique VIH, Monsieur Richard Elliott, qu’ « Au Canada, il existe une solution simple et immédiate aux préjudices des politiques punitives en matière de drogues. La ministre fédérale de la Santé Patty Hajdu peut effectivement décriminaliser la possession de drogue pour usage personnel en accordant une exemption nationale de cette infraction en vertu de l’article 56 de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances. Aucun délai n’est requis ou justifié, particulièrement dans le contexte d’un nombre sans précédent de décès par surdose. », déclare Richard Elliott, directeur général du Réseau juridique VIH.


L’AIDQ, l’AQPSUD, l’ECPESP, la TOMS et le RJV ne sont pas les seuls inquiets. « Avec la double crise que représente celle de la COVID-19 et celle des surdoses, tous les organismes de la région sont touchés, qu’ils œuvrent en prévention ou en réduction des méfaits. Pour tous ces groupes, nous demandons à la Ville de Montréal d’agir rapidement. Ce n’est pas qu’une question légale, c’est une question de santé, une question de droits de la personne, une question de vie ! » conclue Sandhia Vadlamudy, directrice générale de l’AIDQ.

À propos
L’Association des intervenants en dépendance du Québec (AIDQ) est un organisme à but non lucratif qui regroupe les intervenants de tous les milieux intéressés au domaine des dépendances au Québec, soit les milieux publics, communautaires et privés, ceux de la santé publique et des services sociaux, de l’éducation, ainsi que les milieux universitaire, de la recherche, de la sécurité publique et du monde du travail.) a pour mission de valoriser et de soutenir l’intervention dans la prévention, la réduction des méfaits, le traitement et la réinsertion sociale des personnes aux prises avec une dépendance et celles à risque de le devenir, par le développement des compétences, l’information, la concertation et la mise en commun des expertises.


L’Association pour la promotion de la santé des personnes utilisatrices de drogues (AQPSUD) est un organisme provincial, qui selon la philosophie de réduction des méfaits et une optique d’empowerment,
permet de regrouper des personnes utilisatrices de drogues qui aspirent à faire la promotion de la santé, la prévention des infections transmissibles sexuellement et par le sang et l’amélioration de leurs conditions de vie.

L’AQPSUD est l’organisme communautaire responsable de la bonne gestion de L’Injecteur et de l’ADDICQ.


Étudiantes Canadiennes pur les Politiques Éclairées sur les Substances Psychoactives (ÉCPÉSP) est un réseau national de jeunes et d’étudiant.es qui se soucient de l’impact négatif de nos politiques en matière de drogue sur les individus et les communautés. ÉCPÉSPconsidère que la consommation problématique de drogues dans la société est avant tout une question de santé et de droits humains plutôt qu’une question du domaine criminel et préconise des réponses appropriées, fondées sur les données
probantes, pour réduire et prévenir les méfaits associés à la consommation de drogues.


Le Réseau juridique VIH, fait valoir les droits humains des personnes vivant avec le VIH ou le sida et de celles qui sont à risque ou affectées autrement, au Canada et dans le monde, à l’aide de recherches et
d’analyses, d’actions en contentieux et d’autres formes de plaidoyer, d’éducation du public et de mobilisation communautaire.


La Table des Organismes Montréalais de Lutte contre le VIH/Sida (TOMS) est un regroupement régional sectoriel de 30 organismes membres, tous œuvrant dans la lutte contre le VIH/sida.

Renseignements : Vanessa Nonat
Conseillère en communication et développement – AIDQ
514-791-6281
communication@aidq.org

L’accompagnement plutôt que le démantèlement

Lettre cosignée la TOMS

MONTRÉAL, 14 déc. 2020 / Journal de Montréal /

Voir l’article du Journal de Montréal

Des organismes qui ont au cours des derniers mois eu un lien avec les habitants et les habitantes du campement Notre-Dame, à savoir le Comité BAILS, CACTUS Montréal, Chez Stella et la Table des organismes communautaires montréalais de lutte contre le sida (TOMS) dénoncent le démantèlement brutal et abusif qui s’est tenu au matin du 7 décembre.  

Nous dénonçons en premier lieu l’opération policière. Plutôt que de permettre aux intervenants qui ont côtoyé quotidiennement les campeurs de les accompagner, la ville a décidé de les déloger par l’intervention violente de tout un arsenal de policiers et de policiers anti-émeutes. 

Mesures inhumaines

La ville a donc choisi l’intimidation plutôt que l’accompagnement. Elle a isolé les campeurs de leur réseau de solidarité tout en les dépossédant du lieu de vie qu’ils ont collectivement organisé et qui leur permettait de vivre avec un minimum de dignité. 

Nous dénonçons le fait que la ville ait proposé aux campeurs de se départir de leurs effets personnels pour l’hiver et de les entreposer dans un conteneur. Ils ne pourront conserver avec eux que l’équivalent de deux sacs d’épicerie d’effets personnels pour tout l’hiver. Cette mesure inhumaine entraînera des conséquences catastrophiques sur leurs conditions de vie. 

Le démantèlement n’est pas une solution à l’itinérance. Celui-ci aggrave la situation dans laquelle se trouvent les personnes qui ne souhaitent pas être confinées dans les conditions qu’offrent les hébergements d’urgence montréalais. Le manque d’intimité et les sévères restrictions qui y sont imposées rebutent la majorité des personnes qui y sont contraintes. En ce sens, l’hébergement d’urgence, s’il répond à certains besoins, ne constitue pas non plus une solution à l’itinérance. 

Mauvaise cible

En démantelant le camp, la ville se trompe de cible. Devant l’ampleur de la catastrophe locative en cours, le choix de la ville vise plutôt à cacher les effets embarrassants des molles actions en matière d’accessibilité à des logements abordables et qui permettent aux résidents les plus marginalisés de Montréal de vivre décemment. 

Nous dénonçons le surinvestissement dans des opérations policières et le choix de financer des solutions temporaires d’hébergement au détriment de projets de long terme comme du logement social adapté aux besoins des personnes dans la rue. 

Nous défendons la mission des organismes communautaires en contact et à l’écoute des personnes en situation d’itinérance qui tentent de trouver des solutions qui correspondent à leur besoin plutôt que des solutions clé-en-main déconnectées des réels enjeux. 

Le Comité BAILS

CACTUS Montréal

Chez Stella

La Table des organismes communautaires montréalais de lutte contre le sida

À qui sont destinés les fonds d’urgence COVID-19 communautaire en santé et services sociaux?

Lettre cosignée par Marjolaine Pruvost, Coordonatrice de la TOMS

MONTRÉAL, 7 déc. 2020/ – Les groupes d’actions communautaires sont sur le terrain, jour après jour, afin de soutenir les personnes en situation de vulnérabilité pour améliorer leurs conditions de vie et de santé. Devant l’augmentation inquiétante de la détresse pendant la pandémie, les groupes communautaires ont tenu le phare, avec des ressources très limitées.

Le sous-financement chronique des groupes n’est plus à démontrer. Pour la seule région de Montréal, avant la pandémie, les groupes en santé et services sociaux financés au Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC) documentaient les besoins supplémentaires à 107 millions de dollars annuellement. La timide augmentation de 7 millions accordée ne suffira pas à faire diminuer la pression.

Les fonds d’urgence du gouvernement du Québec se sont révélés inadéquats. Les premiers, destinés à l’ensemble des groupes admis au PSOC, étaient largement insuffisants et d’autres visaient des initiatives centralisées, occultant les besoins directs dans les quartiers. Incompatibles avec les réalités de fonctionnement des groupes et attribués pour de très courtes périodes de temps, ces fonds mettaient les groupes dans l’impossibilité de planifier comme de procéder au recrutement de personnel compétent.

À titre d’exemple, ces fonds visent en grande partie à compenser des dépenses passées. Or, bien peu de groupes peuvent se permettre de dépenser de l’argent qu’ils n’ont pas, entre autres en raison des normes comptables. Seuls les groupes déjà très financés peuvent prendre de tels risques. Cette orientation nuit à la diversité des approches, exacerbe les inégalités de financement et laisse de côté les populations les plus marginalisées.

Le manque d’adéquation entre les besoins des organismes et la réponse du gouvernement est si grand que l’argent mis à la disposition des groupes reste sur la table, malgré l’immensité des besoins.

Il peut être tentant de chercher des solutions « clé en main » en s’adressant uniquement à de grandes organisations, en cherchant des retombées chiffrées immédiates à haut potentiel médiatique. La grande concentration des financements publics au sein d’une poignée de grands groupes confère un pouvoir démesuré à un petit nombre d’individus rompus à l’efficacité managériale au détriment de la justice sociale. Pourtant, l’intérêt général et la recherche du bien commun devraient nous guider également vers des organismes de proximité.

Il n’est plus temps de gérer cette crise à rebours ni à la petite semaine. Ses effets se feront sentir à long terme. C’est pourquoi nous demandons au gouvernement de soutenir les groupes d’action communautaire autonome. Il est plus que temps de reconnaître la diversité des besoins et donc des approches, et l’intervention « par et pour », qui sont dénaturées par le détournement des sommes dédiées vers des structures quasi institutionnelles.

Marie-Andrée Painchaud-Mathieu

Coordonnatrice, Regroupement intersectoriel des organismes communautaires de Montréal (RIOCM)

Aurélie Broussouloux

Directrice, Réseau alternatif et communautaire des organismes en santé mentale (RACOR)

Annie Savage

Directrice par intérim, Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM)

Anne Pelletier

Directrice, Regroupement des organismes en déficience physique de l’île de Montréal (DéPhy Montréal)

Diana Lombardi

Coordonnatrice, Réseau d’action des femmes en santé et services sociaux (RAFSSS)

Ghislaine Goulet

Directrice, Comité régional pour l’autisme et la déficience intellectuelle (CRADI)

Maryse Bisson

Coordonnatrice, Coalition pour le maintien dans la communauté (COMACO)

Marjolaine Pruvost

Coordonnatrice, Table des organismes communautaires montréalais de lutte contre le sida (TOMS)

Lettre du MSSS: Accompagnateurs et bénévoles pour des rendez-vous dans les établissements de santé et de services sociaux.

Lettre destinée aux responsables des organismes communautaires

Envoyée par le MSSS lun. 7 déc. 2020, à 10 h 47 /

Dernièrement, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) a été mis au fait que des accompagnateurs et des bénévoles, notamment ceux qui offrent un transport pour des personnes ayant des rendez-vous médicaux, se sont vu refuser l’entrée dans des établissements de santé et de services sociaux.

Pour le MSSS, un accompagnateur est une personne significative qui offre un soutien ponctuel à une personne durant sa visite dans l’établissement. À cet effet, les accompagnateurs peuvent être des intervenants provenant d’un organisme communautaire.

Ainsi, nous tenons à rappeler que la présence d’un accompagnateur ou d’un bénévole au sein des établissements est permise et considérée comme équivalente à la présence des personnes proches aidantes. Selon les directives ministérielles, les personnes proches aidantes qui sont autorisées dans les établissements sont les personnes proches aidantes qui doivent offrir une aide ou un soutien significatif afin de répondre à des besoins et contribuer à l’intégrité et au bien-être de l’usager. Pour recevoir le soutien d’une personne proche aidante, les usagers doivent présenter un profil d’autonomie qui nécessite une aide et un soutien significatifs.

À cet égard, les bénévoles ou les intervenants qui accompagnent des patients à des rendez-vous dans les établissements sont considérés comme des personnes proches aidantes et ne sont pas contraints d’attendre à l’extérieur ou dans leur véhicule.

Toutefois, il est à noter que chaque installation du réseau peut mettre en place une politique de visites et d’accompagnement locale basée sur la situation épidémiologique dans l’installation, ainsi que les spécificités de leur clientèle et de leurs infrastructures.

Espérant cette information utile, je vous souhaite une agréable journée,

Meilleures salutations.

Direction des services sociaux généraux et des activités communautaires
Ministère de la Santé et des Services sociaux

ERRATUM _ Journée Mondiale de lutte contre le sida 2020 : une vigile sous le signe de la résilience des communautés

Communiqué de presse

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ERRATUM, Montréal, le 2 déc. 2020 – FR/ Il a été amené à notre attention que nous avions oublié de nommer la communauté HARSAH dans le communiqué de presse paru hier matin. La TOMS est sincèrement désolée. Les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes sont depuis toujours et demeurent une communauté très touchée par le VIH.

ERRATUM – EN/ It was brought to our attention that we forgot to mention the Men who have sex with men community (MWHSWM) in the press release that was published yesterday morning. The TOMS is sincerely sorry. Men who have sex with men have always been and remain a community highly affected by HIV.

MONTRÉAL, le 1er déc. 2020 /CNW/ – La Table des organismes communautaires montréalais de lutte contre le sida (TOMS) souligne encore une fois cette année la journée mondiale de lutte contre le VIH/sida par la 33ème vigile de commémoration qui se tiendra le 1er décembre 2020 à 17h00 en ligne.

Encore aujourd’hui, des millions de personnes à travers le monde sont touchées par le VIH/sida et nous devons poursuivre la sensibilisation. La vigile est aussi une occasion de se recueillir et d’honorer la mémoire de celles et ceux qui nous ont quitté.e.s au cours des dernières années. Le contexte de pandémie de COVID-19 nous incite à tenir cet événement virtuellement.

Les personnes vivant avec le VIH ainsi que les communautés vulnérables au VIH : les personnes Noires, les personnes Autochtones, les personnes d’autres groupes racisés, les personnes ayant un statut migratoires précaire, les personnes membres de la communauté LGBTQIA2S+, les personnes utilisatrices de drogues, les personnes provenant de pays où le VIH est endémique, les travailleur.euse.s du sexe – ont développées depuis des décennies une grande résilience.

En raison de la stigmatisation et de la marginalisation dont elles sont l’objet, ces communautés sont particulièrement impactées depuis le début de la pandémie de COVID-19. Pourtant, il est essentiel de reconnaître et de faire valoir leurs décennies d’expertise en gestion de pandémie, ainsi que les stratégies qu’elles ont mises en place pour y faire face, telles que la solidarité, la prévention et la réduction des méfaits.

« Nous devons écouter et apprendre des communautés afin d’améliorer la gestion de la pandémie de COVID-19. C’est indispensable pour apporter des réponses adaptées aux besoins des personnes, qui s’inscrivent dans le respect des droits humains et qui ne soient pas régies par la répression et la judiciarisation » souligne Sandra Wesley, présidente de la TOMS.

Afin de célébrer et rendre hommage à cette résilience passée et présente, la Vigile mêlera prises de parole et moments de recueillement.

À propos

La TOMS est un regroupement régional d’organismes communautaires qui œuvrent en lutte contre le VIH/sida. Elle compte 30 membres.

SOURCE Table des organismes communautaires montréalais de lutte contre le sida (TOMS)

Renseignements: Sandra Wesley, présidente de la TOMS, direction@chezstella.org, 514-984-6319.

Mobilisation québécoise pour une demande d’amnistie complète pour toutes les personnes qui ont reçu un constat d’infraction en vertu de la Loi sur la santé publique

Communiqué de presse

LETTRE DEMANDE D’AMNISTIE

AMNESTY REQUEST LETTER

MONTRÉAL, le 24 sept. 2020 /CNW Telbec/ – Depuis quelques semaines, le gouvernement du Québec a résolument durci son approche dans le contexte de la pandémie de COVID-19, amorçant une seconde vague de mesures répressives étendues. Le 10 septembre dernier, le premier ministre François Legault a même affirmé qu’il était désormais « temps de sévir ».

Or, cette approche punitive prônée par les autorités alimente les pratiques policières discriminatoires plus qu’elle empêche la propagation du virus. Il est démontré que la répression et la judiciarisation des personnes pour répondre à un enjeu de santé publique sont contre-productives, néfastes et non dissuasives. Plutôt, elles entravent l’accès de ces personnes aux soins, les éloignent des services et de leur communauté et renforce la stigmatisation à leur égard. C’est pourquoi le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM), la Table des organismes communautaires montréalais de lutte contre le sida (TOMS) et le le RÉSEAU de la communauté Autochtone à Montréal (RÉSEAU), appuyées par plus de 70 organismes québécois, demandent l’amnistie complète pour toutes les personnes qui ont reçu un constat d’infraction en vertu de la Loi sur la santé publique pour avoir enfreint les consignes de santé publique telles que le non-respect des consignes de distanciation dans le contexte de la COVID-19. Par amnistie complète, nous entendons le retrait immédiat de ces constats, de même qu’une réflexion collective sur le recours aux méthodes répressives dans un contexte de santé publique.

L’approche hautement répressive prônée par le Québec détonne de celle qui prévaut dans les autres provinces, tel qu’en témoigne un rapport de l’Association canadienne des libertés civiles qui indique que deux tiers des 10 000 contraventions ou mises en accusations répertoriées en lien avec la COVID-19 au Canada, entre le 1er avril et le 15 juin 2020, ont été émises au Québec. Son application a également été discriminatoire, ciblant particulièrement les communautés déjà touchées par le profilage racial et le profilage social: les personnes Noires, les personnes Autochtones en milieu urbain et en régions éloignées, les autres groupes racisés et les groupes marginalisés, dont les personnes en situation d’itinérance ou mal-logées, les personnes migrantes, les communautés LGBTQ2S+, les travailleuse·eur·s du sexe, les personnes utilisatrices de drogues et les personnes vivant avec des enjeux de santé mentale.

Tel que nous l’expliquons dans la lettre, les réponses efficaces à une épidémie ne sont pas celles qui mettent les intérêts de la santé publique en opposition avec les droits de la personne, mais bien celles qui adhèrent aux principes des droits de la personne. C’est pourquoi nous déplorons que la pandémie de COVID-19 soit instrumentalisée pour justifier l’intensification des mesures répressives déployées à l’encontre des personnes stigmatisées.

À propos:
Le RAPSIM est un regroupement régional d’organismes communautaires en itinérance. Il compte 110 membres.
La TOMS est un regroupement régional d’organismes communautaire en lutte contre le VIH/sida. Elle compte 30 membres.
Le RÉSEAU soutient l’écosystème formé d’individus et de groupes engagés à améliorer la qualité de vie des Inuit, Premières Nations, et Métis dans le grand Montréal. 

Renseignements: Laury Bacro, Organisatrice communautaire, RAPSIM, Cell. 438 862-9927, laury.bacro@rapsim.org; Marjolaine Pruvost, Coordonnatrice, TOMS, Cell. 438 521-8609, coordo@toms-mtl.org

Démantèlements de tentes: l’AQPSUD, le RAPSIM, le RÉSEAU et la TOMS s’opposent à ces pratiques répressives

Communiqué de presse

Montréal, le 28 août – L’Association Québécoise pour la promotion de la santé des personnes utilisatrices de drogues (AQPSUD), le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM), le RÉSEAU de la communauté Autochtone à Montréal (RÉSEAU) et la Table des organismes communautaires montréalais de lutte contre le sida (TOMS)  joignent leurs voix pour dénoncer les démantèlements de campements en cours à Montréal ainsi que celui annoncé par l’administration Plante du Camping Beauport Notre-Dame prévu le 31 août.

Alors que nous sommes en pleine crise du logement, que la pandémie de COVID-19 est toujours omniprésente et que l’épidémie de surdoses est en recrudescence, il n’y a toujours pas de solutions pérennes adaptées aux besoins des personnes marginalisées. Il est nécessaire que les autorités tolèrent ces installations qui représentent un espace sécuritaire permettant aux personnes de se regrouper et d’assurer la sécurité de tous, particulièrement celle des femmes en situation de grande précarité. Les campements permettent aux personnes qui ne peuvent pas accéder aux ressources d’hébergement régulières ou qui préfèrent ne pas les fréquenter, de trouver une certaine stabilité et de limiter leurs déplacements, comme le préconisent les directives de santé publique.

En effet, les refuges et sites d’hébergement d’urgence ne sont pas nécessairement adaptés aux besoins spécifiques des personnes, présentent de nombreuses contraintes associées et peuvent être le lieu de discriminations, notamment à l’encontre des personnes Autochtones, des personnes trans, des personnes qui consomment des drogues et des travailleuses-eurs du sexe. Les évictions éloignent les personnes de leur communauté, renforçant l’isolement social. Il est indispensable de respecter le choix des personnes concernées.

Le RÉSEAU invite le grand public et les instances publiques à considérer que l’installation de campements temporaires est important pour les communautés autochtones, tant pour des raisons cérémoniales et d’abris, notamment dans le but de ne pas déranger les sols et les alentours. Aussi, ce type d’abris temporaire peut permettre à certains membres de la communauté venu de loin de se sentir chez soi.

De plus, ce moment de pandémie est particulièrement stressant pour les membres des Premières Nations, Inuit et Métis qui ont vécu beaucoup de traumatismes concernant les crises de santé passées et présentes, et la façon dont les gouvernements canadien ou québécois gèrent ces crises. L’intensification des interventions policières associées aux campements ne fait qu’ajouter à ces traumatismes. Le droit de s’abriter est un droit fondamental, surtout en contexte de pandémie ou la principale recommandation est de s’isoler.

Nous nous opposons fermement au démantèlement de tout campement, incluant le camping Beauport Notre-Dame, et nous appuyons les revendications[1] des personnes s’y étant installé.

 Nous nous opposons à toutes formes d’évictions, qui constituent une atteinte aux droits des personnes, accentuent la stigmatisation des personnes les plus marginalisées de notre société et mettent en péril leur santé et leur sécurité.

Nous demandons des solutions pérennes et qui répondent aux besoins des personnes concernées.

Restons solidaires!

Communiqué en anglais

À propos

L’AQPSUD est un organisme provincial, qui selon la philosophie de réduction des méfaits et une optique d’empowerment, permet de regrouper des personnes utilisatrices de drogues qui aspirent à faire la promotion de la santé, la prévention des infections transmissibles sexuellement et par le sang et l’amélioration de leurs conditions de vie.

Le RAPSIM est un regroupement régional d’organismes communautaires en itinérance. Il compte 110 membres.

Le RÉSEAU soutient l’écosystème formé d’individus et de groupes engagés à améliorer la qualité de vie des Inuit, Premières Nations, et Métis dans le grand Montréal.

La TOMS est un regroupement régional d’organismes communautaire en lutte contre le VIH/sida. Elle compte 30 membres.

– 30 –

Renseignements

Annie Savage, Directrice par intérim, RAPSIM, Cell. 438 885-7904, annie.savage@rapsim.org; Marjolaine Pruvost, Coordinatrice, TOMS, Cell. 438 521-8609, coordo@toms-mtl.org; Alexandre Huard, Soutien aux organismes, RÉSEAU, Cell. 438 881-8311, alexandre@reseaumtlnetwork.com


[1] https://journalmetro.com/opinions/tribune-libre/2504566/camping-notre-dame/

Itinérance en temps de COVID-19 : Le RÉSEAU, le RAPSIM et la TOMS joignent leurs voix pour réclamer la tolérance des campements à Montréal

Communiqué de presse

MONTRÉAL, le 3 juin 2020 – Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), sous la directive du comité de coordination des mesures d’urgence de Montréal (CCMU), poursuivait cette semaine le démantèlement de campements érigés par des personnes en situation d’itinérance au centre-ville et dans les arrondissements environnants, dont aux alentours du Square Cabot, de la place Émilie-Gamelin, du parc Mont-Royal et du parc Morgan dans Hochelaga. Le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM), la Table des organismes communautaires montréalais de lutte contre le sida (TOMS) et le RÉSEAU de la communauté autochtone à Montréal (RÉSEAU) joignent leurs voix pour dénoncer cette décision, qui ne fera qu’accentuer la stigmatisation des personnes les plus marginalisées de notre société, tout en mettant en péril leur santé et leur sécurité.

«Avoir une approche fondée sur le respect des droits humains, c’est permettre aux personnes le libre choix de se protéger elles-mêmes et d’utiliser les ressources disponibles quand elles le souhaitent et respecter leur vie privée. Le démantèlement, une pratique répressive, ne fait que disperser les personnes loin de leurs réseaux naturels, les isolant encore plus et les mettant davantage à risque de surdoses ou de violence dans nos communautés», a déploré Martin Pagé, directeur de l’organisme Dopamine et membre des conseils d’administration du RAPSIM et de la TOMS.

Une tolérance nécessaire

Les campements permettent aux personnes qui ne peuvent accéder aux ressources d’hébergement régulières ou qui préfèrent ne pas les fréquenter, notamment parce que celles-ci ne sont pas adaptées à leurs besoins spécifiques, de trouver une certaine stabilité et de limiter leurs déplacements, comme le préconisent les directives de santé publique.

«En temps normal, les personnes en situation d’itinérance se font systématiquement déplacer et expulser des lieux publics pour faire place aux nombreux événements et festivals. Considérant que ces événements ont été annulés et que les espaces publics sont moins achalandés à cause de la pandémie, la moindre des choses serait de leur permettre de se mettre à l’abri dans une perspective de réduction des méfaits», a soulevé Annie Savage, directrice par intérim du RAPSIM.

Par ailleurs, il faut souligner que ni la Ville ni le SPVM ne peuvent forcer des personnes à fréquenter les refuges réguliers et les hébergements temporaires mis en place pour faire face à la pandémie de COVID-19. Considérant que certains lieux d’hébergement temporaires ouverts pour faire face à la pandémie incitent les personnes à y rester près de 24 heures sur 24, il va de soi que ce modèle ne peut convenir à tout le monde.

Les impacts sur la communauté autochtone vivant à la rue

Au RÉSEAU de la communauté Autochtone à Montréal, on relève des cas où les démantèlements des camps s’accompagnent de brutalité policière. En effet, non seulement les expulsions sont agressives, mais le peu de matériel que possèdent les membres de notre communauté vivant à la rue est jeté aux poubelles.

Le RÉSEAU invite le grand public et les instances publiques à considérer que l’installation de campements temporaires est important pour les communautés autochtones, tant pour des raisons cérémoniales et d’abris, notamment dans le but de ne pas déranger les sols et les alentours. Aussi, ce type d’abris temporaire peut permettre à certains membres de la communauté venu de loin de se sentir chez soi.

De plus, ce moment de pandémie est particulièrement stressant pour les membres des Premières Nations, Inuit et Métis qui ont vécu beaucoup de traumatismes concernant les crises de santé passées et présentes, et la façon dont les gouvernements canadien ou québécois gèrent ces crises. L’intensification des interventions policières associées aux campements ne fait qu’ajouter à ces traumatismes. Le droit de s’abriter est un droit fondamental, surtout en contexte de pandémie ou la principale recommandation est de s’isoler.

« C’est une autre opportunité manquée pour les autorités gouvernementales de travailler en concert avec la communauté autochtone pour son bien-être. Les intervenantes de rues et les organismes desservant les autochtones vivant à la rue sont prêts à tout mettre en place pour favoriser la sécurité des campements en collaboration avec la Ville de Montréal, le CCMU et le SPVM.», a souligné Alexandre Huard, travailleur de soutien aux organismes pour le RÉSEAU.

Tout comme la Ville de Montréal, le RÉSEAU, la TOMS et le RAPSIM ont à cœur de s’assurer de «[n’abandonner] personne», pour reprendre les mots réitérés lundi[1] par Serge Lareault, commissaire aux personnes en situation d’itinérance.

À propos

Le RAPSIM est un regroupement régional d’organismes communautaires en itinérance. Il compte 110 membres.

La TOMS est un regroupement régional d’organismes communautaire en lutte contre le VIH/sida. Elle compte 30 membres.

Le RÉSEAU soutient l’éco-système formé d’individus et de groupes engagés à améliorer la qualité de vie des Inuit, Premières Nations, et Métis dans le grand Montréal.

[1] https://www.ledevoir.com/societe/579956/montreal-repit-de-courte-duree-pour-les-personnes-itinerantes 

Renseignements: Annie Savage, Directrice par intérim, RAPSIM, annie.savage@rapsim.org;

Marjolaine Pruvost, Coordinatrice, TOMS, coordo@toms-mtl.org;

Alexandre Huard, Soutien aux organismes, RÉSEAU, alexandre@reseaumtlnetwork.com

COVID-19 : Les organismes communautaires en itinérance et en lutte contre le VIH/sida espèrent plus de soutien

Communiqué de presse

MONTRÉAL, le 18 mars 2020 – En pleine crise de la COVID-19, les autorités priorisent pour l’instant des mesures qui concernent les foyers de contamination (les personnes qui ont voyagé et celles qu’elles ont côtoyées). Le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) et la Table des Organismes Communautaires Montréalais de lutte contre le sida (TOMS) souhaitent toutefois rappeler que les personnes en situation d’itinérance nécessitent une attention particulière de la part du gouvernement. Considérant que la situation évolue d’heure en heure, nous espérons que des mesures concrètes seront rapidement mises en place pour soutenir les organismes communautaires en itinérance afin qu’ils puissent dispenser leurs services de manière sécuritaire. De plus, il sera nécessaire que des mesures soient mises en place pour assurer l’accès et la continuité des soins aux personnes prenant un traitement par agonistes opioïdes, un traitement antirétroviral ou encore un traitement dans le cadre d’enjeux de santé mentale dans le contexte actuel.

Pour répondre aux directives du gouvernement, plusieurs organismes ont dû réduire leurs heures d’ouverture, annuler certains services ou abaisser leur capacité d’accueil. Certains n’ont eu d’autre choix que de fermer temporairement, faute de personnel ou de bénévoles pour compenser l’absence d’employé.e.s qui doivent se placer en isolement. Ces mesures, contraignantes, bien que nécessaires, signifient que plusieurs personnes en situation d’itinérance ou à risque de l’être ont plus difficilement accès à des services pour répondre à leurs besoins de base, ce qui comprend l’accès à des installations sanitaires afin de respecter les consignes d’hygiène pour limiter la propagation du virus.

« Il faut souligner la grande solidarité du réseau communautaire, qui fait tout ce qui est possible pour demeurer présent auprès des communautés marginalisées parfois confrontés à d’autres enjeux de santé. Or, on ne peut affronter ces défis seul. » souligne Annie Savage, directrice par intérim du RAPSIM. La TOMS et le RAPSIM reconnaissent également les efforts déployés par le CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal et la Direction régionale de la santé publique de Montréal, qui travaillent à développer une trajectoire de services en itinérance. Ces deux regroupements entendent d’ailleurs poursuivre leur travail de collaboration avec ces instances. 

Moins de services, plus de risques

Martin Pagé, directeur général de l’organisme Dopamine et impliqué comme administrateur au sein de la TOMS et du RAPSIM, insiste sur l’importance d’une coordination régionale et des mesures concrètes pour appuyer les organismes qui offrent des services aux membres des communautés stigmatisées  afin d’éviter un mouvement de panique, voire de désinformation, dans le milieu communautaire. « Nous devons rester vigilants et mobilisés collectivement concernant les enjeux sociaux et de stigmatisation qui émergent et risquent d’émerger dans le contexte de cette pandémie de la COVID-19. »

Par ailleurs, la réduction des services dans les organismes communautaires signifient que davantage de personnes en situation d’itinérance doivent passer de plus longues heures dans les espaces publics. Jean-François Mary, directeur général de CACTUS Montréal, un organisme membre de la TOMS et du RAPSIM, constate déjà une recrudescence du contrôle policier à l’endroit des personnes marginalisées. « Nous nous attendons des autorités à ce qu’une plus grande tolérance soit observée dans les espaces publics de la part des policiers. Nous nous attendons aussi à ce que les personnes aient accès à des lieux appropriés pour qu’ils puissent vivre et maintenir leurs besoins de bases », a-t-il dit.

Souhaitons que ces attentes s’accompagnent rapidement de mesures concrètes, considérant que la plupart des organismes communautaires ne sont pas dotés d’espaces propices et adaptés à l’isolement. Dans ce contexte, donnons aux ressources les moyens de poursuivre l’accueil de toutes les personnes qui en ont besoin, et ce, en toute sécurité.

À propos du RAPSIM et de la TOMS

Le RAPSIM est un regroupement régional d’organismes communautaires en itinérance. Il compte 110 membres.

La TOMS est un regroupement régional d’organismes communautaire en lutte contre VIH/sida. Elle compte 30 membres.

Renseignements: Annie Savage, Directrice par intérim du Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM), cellulaire: 438-885-7904, annie.savage@rapsim.org