Itinérance en temps de COVID-19 : Le RÉSEAU, le RAPSIM et la TOMS joignent leurs voix pour réclamer la tolérance des campements à Montréal

Communiqué de presse

MONTRÉAL, le 3 juin 2020 – Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), sous la directive du comité de coordination des mesures d’urgence de Montréal (CCMU), poursuivait cette semaine le démantèlement de campements érigés par des personnes en situation d’itinérance au centre-ville et dans les arrondissements environnants, dont aux alentours du Square Cabot, de la place Émilie-Gamelin, du parc Mont-Royal et du parc Morgan dans Hochelaga. Le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM), la Table des organismes communautaires montréalais de lutte contre le sida (TOMS) et le RÉSEAU de la communauté autochtone à Montréal (RÉSEAU) joignent leurs voix pour dénoncer cette décision, qui ne fera qu’accentuer la stigmatisation des personnes les plus marginalisées de notre société, tout en mettant en péril leur santé et leur sécurité.

«Avoir une approche fondée sur le respect des droits humains, c’est permettre aux personnes le libre choix de se protéger elles-mêmes et d’utiliser les ressources disponibles quand elles le souhaitent et respecter leur vie privée. Le démantèlement, une pratique répressive, ne fait que disperser les personnes loin de leurs réseaux naturels, les isolant encore plus et les mettant davantage à risque de surdoses ou de violence dans nos communautés», a déploré Martin Pagé, directeur de l’organisme Dopamine et membre des conseils d’administration du RAPSIM et de la TOMS.

Une tolérance nécessaire

Les campements permettent aux personnes qui ne peuvent accéder aux ressources d’hébergement régulières ou qui préfèrent ne pas les fréquenter, notamment parce que celles-ci ne sont pas adaptées à leurs besoins spécifiques, de trouver une certaine stabilité et de limiter leurs déplacements, comme le préconisent les directives de santé publique.

«En temps normal, les personnes en situation d’itinérance se font systématiquement déplacer et expulser des lieux publics pour faire place aux nombreux événements et festivals. Considérant que ces événements ont été annulés et que les espaces publics sont moins achalandés à cause de la pandémie, la moindre des choses serait de leur permettre de se mettre à l’abri dans une perspective de réduction des méfaits», a soulevé Annie Savage, directrice par intérim du RAPSIM.

Par ailleurs, il faut souligner que ni la Ville ni le SPVM ne peuvent forcer des personnes à fréquenter les refuges réguliers et les hébergements temporaires mis en place pour faire face à la pandémie de COVID-19. Considérant que certains lieux d’hébergement temporaires ouverts pour faire face à la pandémie incitent les personnes à y rester près de 24 heures sur 24, il va de soi que ce modèle ne peut convenir à tout le monde.

Les impacts sur la communauté autochtone vivant à la rue

Au RÉSEAU de la communauté Autochtone à Montréal, on relève des cas où les démantèlements des camps s’accompagnent de brutalité policière. En effet, non seulement les expulsions sont agressives, mais le peu de matériel que possèdent les membres de notre communauté vivant à la rue est jeté aux poubelles.

Le RÉSEAU invite le grand public et les instances publiques à considérer que l’installation de campements temporaires est important pour les communautés autochtones, tant pour des raisons cérémoniales et d’abris, notamment dans le but de ne pas déranger les sols et les alentours. Aussi, ce type d’abris temporaire peut permettre à certains membres de la communauté venu de loin de se sentir chez soi.

De plus, ce moment de pandémie est particulièrement stressant pour les membres des Premières Nations, Inuit et Métis qui ont vécu beaucoup de traumatismes concernant les crises de santé passées et présentes, et la façon dont les gouvernements canadien ou québécois gèrent ces crises. L’intensification des interventions policières associées aux campements ne fait qu’ajouter à ces traumatismes. Le droit de s’abriter est un droit fondamental, surtout en contexte de pandémie ou la principale recommandation est de s’isoler.

« C’est une autre opportunité manquée pour les autorités gouvernementales de travailler en concert avec la communauté autochtone pour son bien-être. Les intervenantes de rues et les organismes desservant les autochtones vivant à la rue sont prêts à tout mettre en place pour favoriser la sécurité des campements en collaboration avec la Ville de Montréal, le CCMU et le SPVM.», a souligné Alexandre Huard, travailleur de soutien aux organismes pour le RÉSEAU.

Tout comme la Ville de Montréal, le RÉSEAU, la TOMS et le RAPSIM ont à cœur de s’assurer de «[n’abandonner] personne», pour reprendre les mots réitérés lundi[1] par Serge Lareault, commissaire aux personnes en situation d’itinérance.

À propos

Le RAPSIM est un regroupement régional d’organismes communautaires en itinérance. Il compte 110 membres.

La TOMS est un regroupement régional d’organismes communautaire en lutte contre le VIH/sida. Elle compte 30 membres.

Le RÉSEAU soutient l’éco-système formé d’individus et de groupes engagés à améliorer la qualité de vie des Inuit, Premières Nations, et Métis dans le grand Montréal.

[1] https://www.ledevoir.com/societe/579956/montreal-repit-de-courte-duree-pour-les-personnes-itinerantes 

Renseignements: Annie Savage, Directrice par intérim, RAPSIM, annie.savage@rapsim.org;

Marjolaine Pruvost, Coordinatrice, TOMS, coordo@toms-mtl.org;

Alexandre Huard, Soutien aux organismes, RÉSEAU, alexandre@reseaumtlnetwork.com

COVID-19 : Les organismes communautaires en itinérance et en lutte contre le VIH/sida espèrent plus de soutien

Communiqué de presse

MONTRÉAL, le 18 mars 2020 – En pleine crise de la COVID-19, les autorités priorisent pour l’instant des mesures qui concernent les foyers de contamination (les personnes qui ont voyagé et celles qu’elles ont côtoyées). Le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) et la Table des Organismes Communautaires Montréalais de lutte contre le sida (TOMS) souhaitent toutefois rappeler que les personnes en situation d’itinérance nécessitent une attention particulière de la part du gouvernement. Considérant que la situation évolue d’heure en heure, nous espérons que des mesures concrètes seront rapidement mises en place pour soutenir les organismes communautaires en itinérance afin qu’ils puissent dispenser leurs services de manière sécuritaire. De plus, il sera nécessaire que des mesures soient mises en place pour assurer l’accès et la continuité des soins aux personnes prenant un traitement par agonistes opioïdes, un traitement antirétroviral ou encore un traitement dans le cadre d’enjeux de santé mentale dans le contexte actuel.

Pour répondre aux directives du gouvernement, plusieurs organismes ont dû réduire leurs heures d’ouverture, annuler certains services ou abaisser leur capacité d’accueil. Certains n’ont eu d’autre choix que de fermer temporairement, faute de personnel ou de bénévoles pour compenser l’absence d’employé.e.s qui doivent se placer en isolement. Ces mesures, contraignantes, bien que nécessaires, signifient que plusieurs personnes en situation d’itinérance ou à risque de l’être ont plus difficilement accès à des services pour répondre à leurs besoins de base, ce qui comprend l’accès à des installations sanitaires afin de respecter les consignes d’hygiène pour limiter la propagation du virus.

« Il faut souligner la grande solidarité du réseau communautaire, qui fait tout ce qui est possible pour demeurer présent auprès des communautés marginalisées parfois confrontés à d’autres enjeux de santé. Or, on ne peut affronter ces défis seul. » souligne Annie Savage, directrice par intérim du RAPSIM. La TOMS et le RAPSIM reconnaissent également les efforts déployés par le CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal et la Direction régionale de la santé publique de Montréal, qui travaillent à développer une trajectoire de services en itinérance. Ces deux regroupements entendent d’ailleurs poursuivre leur travail de collaboration avec ces instances. 

Moins de services, plus de risques

Martin Pagé, directeur général de l’organisme Dopamine et impliqué comme administrateur au sein de la TOMS et du RAPSIM, insiste sur l’importance d’une coordination régionale et des mesures concrètes pour appuyer les organismes qui offrent des services aux membres des communautés stigmatisées  afin d’éviter un mouvement de panique, voire de désinformation, dans le milieu communautaire. « Nous devons rester vigilants et mobilisés collectivement concernant les enjeux sociaux et de stigmatisation qui émergent et risquent d’émerger dans le contexte de cette pandémie de la COVID-19. »

Par ailleurs, la réduction des services dans les organismes communautaires signifient que davantage de personnes en situation d’itinérance doivent passer de plus longues heures dans les espaces publics. Jean-François Mary, directeur général de CACTUS Montréal, un organisme membre de la TOMS et du RAPSIM, constate déjà une recrudescence du contrôle policier à l’endroit des personnes marginalisées. « Nous nous attendons des autorités à ce qu’une plus grande tolérance soit observée dans les espaces publics de la part des policiers. Nous nous attendons aussi à ce que les personnes aient accès à des lieux appropriés pour qu’ils puissent vivre et maintenir leurs besoins de bases », a-t-il dit.

Souhaitons que ces attentes s’accompagnent rapidement de mesures concrètes, considérant que la plupart des organismes communautaires ne sont pas dotés d’espaces propices et adaptés à l’isolement. Dans ce contexte, donnons aux ressources les moyens de poursuivre l’accueil de toutes les personnes qui en ont besoin, et ce, en toute sécurité.

À propos du RAPSIM et de la TOMS

Le RAPSIM est un regroupement régional d’organismes communautaires en itinérance. Il compte 110 membres.

La TOMS est un regroupement régional d’organismes communautaire en lutte contre VIH/sida. Elle compte 30 membres.

Renseignements: Annie Savage, Directrice par intérim du Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM), cellulaire: 438-885-7904, annie.savage@rapsim.org

#JMS2019 Communiqué de la TOMS

Le 1er décembre 2019 : Rendez-vous au parc de l’Espoir
pour la 31ème vigile de la journée mondiale de lutte contre le sida

Communiqué en pdf

Montréal, le 29 novembre 2019 – La Table des organismes communautaires montréalais de lutte contre le sida (TOMS) souligne encore une fois cette année la journée mondiale de lutte contre le VIH/sida par la 31ème vigile de commémoration qui se tiendra le 1er décembre 2019 à 17h00 au Parc de l’Espoir (angle des rues Sainte-Catherine Est et Panet, métro Beaudry).


Encore aujourd’hui, des millions de personnes à travers le monde sont touchées par le VIH/sida et nous devons poursuivre la sensibilisation. La vigile est aussi une occasion de se recueillir et d’honorer la mémoire de celles et ceux qui nous ont quittés au cours des dernières années, où la population est conviée. Après une minute de recueillement, les personnes présentes seront invitées à prendre la parole pour témoigner de la façon dont la lutte contre le VIH s’inscrit dans leur vie. Des rubans seront à disposition où les participant-e-s pourront inscrire une pensée.


Cette année, l’ONUSIDA souligne le rôle essentiel des organisations communautaires à l’occasion de cette date importante. La TOMS regroupe vingt-sept organisations communautaires montréalaises qui sont mobilisées pour de la défense des droits des personnes qu’elles représentent, leur proposer des services adaptés et lutter contre la stigmatisation. Pour continuer à « faire la différence » et poursuivre leur rôle essentiel dans la riposte au VIH/sida, un soutien et des ressources renforcés leur sont indispensables. « Les organismes communautaires sont des acteurs indispensables dans la lutte pour mettre fin à l’épidémie de VIH/sida et doivent être reconnus à ce titre. À Montréal, il faut poursuivre les efforts pour offrir un accès adapté, pour toutes et tous, aux stratégies de prévention telles que le dépistage y compris l’autotest, le matériel de prévention, la PreP, la PPE, aux soins de santé mentale et physique, et au réseau de la santé » déclare Yvon Couillard, président de la TOMS.


Montréal s’inscrit depuis deux ans dans l’initiative Montréal ville sans sida, dont l’objectif est d’adresser les enjeux systémiques associés au VIH: la stigmatisation, la criminalisation, les conditions de vie et l’accessibilité des services pour les personnes issues des communautés vulnérables au VIH. Les communautés sont parties prenantes de ce projet et la prise en compte de leur expertise est indispensable pour l’atteinte les objectifs de l’ONUSIDA pour mettre fin à l’épidémie du sida.

« Ensemble, préparons un monde sans sida ni VIH»

-30-


Contact : Marjolaine Pruvost, coordo@toms-mtl.org – 438-521-8609

Lancement plan d’action commun Montréal Ville sans sida

 

Montréal, le 30 novembre 2018

Communiqué de presse

Montréal sans sida : un plan d’action commun pour accélérer la riposte à l’épidémie VIH/sida

Communiqué de presse en PDF

MONTRÉAL, le 29 nov. 2018 – À quelques jours de la Journée mondiale du sida, la Ville de Montréal, la Direction
régionale de santé publique de Montréal et la Table des organismes communautaires montréalais de lutte contre
le sida (TOMS) dévoilent le plan d’action commun Montréal sans sida 2019-2020. Élaboré en collaboration avec
les communautés les plus concernées, ce plan vise à enrayer l’épidémie localement et à participer ainsi à l’effort
international déployé par de nombreuses villes pour éradiquer le virus d’ici 2030 à travers le monde.

La Déclaration de Paris
Le 1er décembre 2017, la mairesse Valérie Plante signait la Déclaration de Paris, faisant de Montréal la première
ville canadienne à rejoindre le réseau international des Villes sans sida. La métropole s’est ainsi engagée à
accélérer la riposte à l’épidémie de VIH en mettant les communautés au cœur de ses actions pour atteindre d’ici
2020, des objectifs ambitieux :
Zéro nouvelle infection
• 90 % des personnes séropositives connaissent leur statut sérologique
• 90 % des personnes qui connaissent leur séropositivité reçoivent des traitements antirétroviraux
• 90 % des personnes sous traitements antirétroviraux ont une charge virale indétectable
• Zéro discrimination et stigmatisation

Une métropole engagée
« La Ville de Montréal est fière de lancer ce tout premier plan d’action collectif dont les objectifs, ambitieux, nous
permettront de mieux lutter ensemble contre VIH/sida, tout en prenant meilleur soin de nos citoyens qui sont
touchés. Depuis un an, nous préparons ce plan avec les partenaires de façon résolument collective,
rassembleuse et inclusive des personnes et communautés concernées, parce que c’est ce qu’il faut pour faire
de Montréal une ville solidaire et sans sida! », souligne la mairesse de Montréal, Valérie Plante.

Des actions prometteuses
« Sur l’île de Montréal, environ 10 000 personnes vivent avec le VIH. En 2017, il y a eu plus de 200 nouveaux
diagnostics de VIH sur le territoire et ce, malgré les progrès remarquables observés dans la lutte contre le
VIH/sida. Il ne faut donc pas baisser les bras, et ce plan d’action commun vient justement cibler les actions les
plus prometteuses à mettre en place afin d’éliminer les derniers obstacles à la fin de l’épidémie », précise Dre
Mylène Drouin, directrice régionale de santé publique de Montréal et co-présidente de Montréal sans sida.

Des communautés mobilisées
« La reconnaissance de la diversité des besoins de nos communautés concernées, notamment en ce qui a trait
à la discrimination et aux inégalités systémiques qui touchent les personnes autochtones, racisées, migrantes,
ou issues des communautés LGBTQ+, ainsi que les personnes en situation de pauvreté, d’itinérance, les jeunes
et les personnes en conflit avec la loi, est au cœur de la démarche que nous conduisons. Nos communautés
sont mobilisées et nous travaillerons ensemble à la réalisation de ce plan d’action commun » indique Sandra
Wesley, déléguée de la TOMS et co-présidente de Montréal sans sida.

Des services adaptés et inclusifs
Les mesures présentées dans le plan d’action s’orientent autour de quatre grands axes, dont celui des services
offerts à la population. « Il est essentiel de déployer des services accessibles aux personnes, adaptés à leurs
besoins réels, tant en ce qui concerne la prévention que le traitement. Dans cette optique, les communautés
concernées font partie de la solution et le réseau doit en faire des partenaires privilégiés » commente Sonia
Bélanger, présidente-directrice générale du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’île-de-Montréal.7

Une réponse aux préoccupations des personnes concernées
Le plan contient près d’une trentaine d’actions qui font l’objet d’un large consensus dans la communauté. En
effet, des membres des communautés, des organismes communautaires, des soignants, des chercheurs et des
professionnels de la santé publique et de la Ville de Montréal ont participé à l’élaboration du plan. Les actions
constituent ainsi des solutions concrètes aux préoccupations des personnes concernées et s’orientent selon
quatre axes d’intervention stratégiques :

  1. Communiquer pour réduire la stigmatisation et la discrimination
  2. Travailler à l’élimination des préjudices causés par l’application de lois criminelles et la judiciarisation des
    personnes issues de communautés marginalisées
  3. Améliorer les conditions de vie des communautés vulnérables
  4. Déployer des services accessibles et adaptés aux besoins des personnes des groupes plus vulnérables à l’épidémie

À Montréal, pour atteindre les objectifs du plan d’ici 2020, les efforts cibleront les groupes les plus concernés
par l’épidémie : les personnes vivant avec le VIH, les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres
hommes, les personnes utilisatrices de drogues par injection, les personnes originaires de pays où le VIH est
endémique, les jeunes des communautés les plus touchées, les travailleuses et travailleurs du sexe, ainsi que
les personnes autochtones vivant en milieu urbain.

Réseau international des Villes sans sida
Née à Paris le 1er décembre 2014, l’initiative « Ville sans sida » est le fruit d’un partenariat entre des grandes
villes du monde, l’International Association of Providers of AIDS Care (IAPAC) et les programmes ONUSIDA et
ONU-Habitat des Nations Unies. Les 200 villes les plus touchées par l’épidémie abritent à elles seules plus du
quart des 35 millions de personnes vivant avec le VIH. L’engagement des villes se formalise à travers la signature
par les maires et mairesses de la Déclaration de Paris. Cette volonté politique des signataires les amène à
fédérer leurs efforts pour atteindre les objectifs de l’ONUSIDA d’ici 2020.
Pour consulter le résumé et le plan d’action commun de Montréal sans sida : montrealsanssida.ca

SOURCE
Ville de Montréal – Cabinet de la mairesse et du comité exécutif
Renseignements :
• Geneviève Jutras, Attachée de presse de la mairesse, Cabinet de la mairesse et du comité exécutif, 514 243-1268
• Linda Boutin, relationniste, Ville de Montréal, 514 872-6013 – boutinl@videotron.ca
• Affaires publiques, CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, 514-376-3748 – relations.medias.ccsmtl@ssss.gouv.qc.ca
• Sandra Wesley, déléguée, Table des organismes communautaires montréalais de lutte contre le sida,
514 984 6319 – coordo@toms-mtl.org

 

Vigile du 1er décembre 2018

Montréal, le 30 novembre 2018

Communiqué de presse

Le 1er décembre : Rendez-vous au Parc de l’Espoir pour la 30ème  vigile de la journée mondiale de lutte contre le sida!

Communiqué de presse en PDF

Montréal, le 30 novembre 2018 – La Table des organismes montréalais de lutte contre le sida (TOMS) souligne encore une fois cette année la journée mondiale de lutte contre le VIH/sida par la 30 ème Vigile de commémoration qui se tiendra le 1 er décembre 2018 à 17h00 au Parc de l’Espoir à l’angle des rues Sainte-Catherine Est et Panet (Métro Berri-UQàM ou Papineau).

Encore aujourd’hui, ici à Montréal comme ailleurs dans le monde, des millions de personnes sont touchés par le VIH/sida. Ce rassemblement nous rappelle qu’il est important de poursuivre la sensibilisation envers le VIH/sida. La vigile est aussi une occasion de se recueillir et d’honorer la mémoire de ceux et celles qui nous ont quittés au cours des dernières années.

« Plus que jamais, soyons solidaires envers toutes les personnes atteintes et affectées du VIH/sida. Rappelons d’ailleurs les avancées sur les traitements : une personne qui a une charge virale indétectable ne transmet pas le VIH. Nous devons poursuivre nos actions et travailler collectivement pour mettre de l’avant les nouvelles stratégies de prévention du VIH et favoriser leur accès aux populations vulnérables, et ce, afin de mettre fin à l’épidémie », déclare Yvon Couillard, président de la TOMS.

La population est donc invitée à se joindre à ce rassemblement. Après une minute de recueillement, les gens seront invités à prendre la parole pour témoigner de la façon dont la lutte contre le VIH s’inscrit dans leur vie. Des rubans seront à disposition sur lesquels les participants pourront y inscrire une pensée.

Cet événement s’inscrit dans la mission de la TOMS qui consiste à promouvoir les actions et à défendre les intérêts de ses vingt-cinq organismes membres qui oeuvrent dans la lutte contre le VIH/sida, tant en terme de prévention, que de soutien et d’hébergement.

« Ensemble, préparons un monde sans sida ni VIH »

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Contacts :

Sandhia Vadlamudy, 514-632-9231
Marjolaine Pruvost, coordination coordo@toms-mtl.org

Montréal, un modèle unique au Canada dans la lutte contre le VIH/sida

La TOMS est signataire, en tant que co-présidente de Montréal Sans Sida, de cette lettre ouverte publiée dans Le Devoir.

Le 23 juillet s’ouvrait à Amsterdam la Conférence internationale sur le VIH/sida. Ce grand rassemblement fait le point, tous les deux ans, sur les avancées médicales, communautaires et politiques dans la réponse globale à l’épidémie. Cette année, le thème de la conférence, « Briser des barrières, bâtir des ponts », reflète bien l’ampleur des défis auxquels la communauté internationale fait face pour mettre fin à l’épidémie de VIH.

Depuis plusieurs années, on dispose de moyens très efficaces pour prévenir et traiter l’infection. On sait que si les personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, qu’elles sont traitées et que leurs traitements sont efficaces, on peut améliorer leur qualité de vie et mettre fin à l’épidémie de VIH. Pour y arriver, des obstacles majeurs doivent être surmontés : les barrières économiques, culturelles et légales à l’accès à la prévention et aux soins doivent être levées.

C’est dans cet esprit que le réseau international des « Villes sans sida » vise à accélérer les avancées vers la fin de l’épidémie de VIH dans le monde. Montréal s’est jointe à ce réseau par l’engagement de la mairesse Valérie Plante le 1er décembre 2017. L’implication des organismes communautaires, des soignants, de la santé publique et des décideurs municipaux est une condition cruciale pour mettre fin à l’épidémie en cours à Montréal et pour lutter contre les discriminations vécues par les communautés les plus touchées par le VIH.

« Briser des barrières, bâtir des ponts » : c’est bien dans cette direction que « Montréal sans sida » se développe depuis les derniers mois. Avec sa coprésidence assurée par la Ville de Montréal, la Table des organismes montréalais de lutte contre le sida et la Direction régionale de santé publique, notre initiative cherche à mieux répondre aux besoins des communautés les plus affectées, à promouvoir des politiques favorables à la santé et à sensibiliser l’ensemble de la population à l’importance de la prévention.

Chaque année, près de 180 Montréalais apprennent qu’ils vivent avec le VIH, malgré les efforts de prévention. Ce qui nous rassemble, c’est la conviction qu’il est possible de faire mieux et d’aller encore plus loin dans la lutte contre cette épidémie en mettant au coeur de nos préoccupations les communautés les plus touchées. Depuis le début de l’épidémie, nous savons que la lutte contre le VIH/sida se gagnera tout autant par les avancées médicales que par les victoires en matière de droits de la personne et de justice sociale. C’est cette conviction qui anime les partenaires de Montréal sans sida et qui guide nos efforts communs. Mettre fin à l’épidémie de VIH à Montréal en ne laissant personne derrière, tel est notre mandat au cours des prochaines années.

* Les signataires :

Johanne Derome, coprésidente de Montréal sans sida, Ville de Montréal ; Mylène Drouin, coprésidente de Montréal sans sida et directrice de la Direction régionale de santé publique ; Sandra Wesley, coprésidente de Montréal sans sida, Table des organismes communautaires montréalais de lutte contre le sida (TOMS) et Rosannie Filato, conseillère municipale, district Villeray, et membre du comité exécutif de la Ville de Montréal.

 

Montréal, le 5 décembre 2017

Communiqué de presse

Montréal s’engage pour devenir une Ville sans sida

Communiqué de presse en PDF

Vendredi 1er décembre 2017, Madame Valérie Plante, mairesse de Montréal, a cosigné avec Dr José Zuniga, de l’Association internationale des fournisseurs de soins de santé en VIH (IAPAC), la Déclaration de Paris de 2014, faisant officiellement de Montréal la première ville canadienne à participer à l’Initiative de l’ONUSIDA, Fast Track Cities, en présence des représentants de la TOMS, de la COCQ-SIDA, d’un organisme communautaire pour les femmes autochtones, de la Direction régionale de Santé publique de Montréal, d’élus et de personnalités de la recherche ou de milieux cliniques, notamment l’ambassadeur de cette initiative à Montréal, Dr. Réjean Thomas.

Montréal a ainsi rejoint plus de 70 villes à travers le monde qui ont déjà déclaré que leurs pouvoirs municipaux allaient permettre d’accélérer la réponse à l’épidémie du VIH, en participant d’ici 2030 à l’atteinte des objectifs 90-90-90 (90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, 90% de ces personnes bénéficient d’un traitement antirétroviral efficace, 90% de ces personnes ont une charge virale indétectable et ne transmettent pas le virus). Il était plus que temps!

En s’engageant à faire de Montréal une Ville sans sida, Mme Plante a affirmé la place prépondérante que les communautés touchées par le VIH et leurs représentants doivent avoir dans la réponse à l’épidémie, et s’est engagée à travailler de concert avec celles et ceux-ci, notamment pour placer les personnes au coeur de toutes les actions qui les concernent, ou encore traiter les causes de risque, de vulnérabilité et de transmission, énoncés qui sont extraits de la Déclaration de Paris.

La Table des organismes montréalais de lutte contre le sida (TOMS) et la Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida (COCQ-SIDA), qui contribuent ensemble et activement depuis la résolution unanime du conseil municipal en juin dernier, saluent chaleureusement cet engagement clair de Mme Plante, et reconnaissent que son action, conjuguée à celle de la Direction régionale de Santé Publique de Montréal, aura un impact majeur sur les vulnérabilités rencontrées par la communauté.

Le VIH touche particulièrement les communautés marginalisées par leurs sexualités, leurs identités, par toute autre forme d’exclusion sociale ou de discrimination, et par l’application de lois et règlements discriminatoires, et la signature de la Déclaration par la Ville est une première étape importante vers la réduction de ces iniquités. Premières concernées par le fardeau de l’épidémie, les communautés porteront leurs recommandations à l’administration municipale, pour la mise en oeuvre d’actions concrètes. Elles s’associeront au travail des chercheurs, cliniciens, du personnel infirmier ou psychosocial, et de tous les autres professionnels et militants engagés avec passion dans cette réponse au VIH, pour faire de leurs environnements des milieux sans sida et sans stigmatisation.

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Pour tout contact :

Représentants de la TOMS :

Sandra Wesley, Stella, l’amie de Maimie : direction@chezstella.org – 514 984-6319

Pierre-Henri Minot, Portail VIH/sida du Québec : dg@pvsq.org – 514 692-3295

Représentant de la COCQ-SIDA :

Ken Monteith : ken.monteith@cocqsida.com – 514 844-2477 #26

 


 

La Table des organismes montréalais de lutte contre le VIH/sida (TOMS) regroupe 26 organismes communautaires engagés dans la lutte contre le VIH/sida sur l’île de Montréal. Ces organismes sont souvent menés par les personnes concernées ou, au minimum, incluent les communautés et sont redevables à celles-ci. Sa mission est :

  • De promouvoir les actions et défendre les intérêts des organismes communautaires montréalais qui œuvrent dans la lutte contre le VIH/ sida et les autres infections transmises sexuellement et par le sang (ITSS) (tant au niveau prévention que soutien et hébergement) auprès de la population et des instances décisionnelles et politiques;
  • De favoriser et faciliter la concertation et la collaboration de tous les acteurs concernés par la lutte contre le VIH/sida et les autres ITSS dans le développement et la réalisation d’actions et d’activités communes ;
  • De susciter le partage et la réflexion des membres quant aux actions, enjeux et défis en matière de prévention, de soutien et d’hébergement des personnes vivant avec le VIH/sida ou toute autre ITSS ;
  • De soutenir les membres par des activités d’information, de formation, de recherche et d’animation tout en encourageant le développement d’approches novatrices dans la lutte contre le VIH/sida et les ITSS ;
  • De sensibiliser la population montréalaise face au VIH/sida et aux autres ITSS.

Ses membres travaillent dans 3 secteurs d’activités principaux, soit la prévention, le soutien aux personnes vivant avec le VIH et autres ITSS, et l’hébergement et la réinsertion sociale.

La Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida (COCQ-SIDA) regroupe 36 organismes communautaires québécois impliqués dans la lutte contre le VIH/sida et exerce son leadership afin de susciter, soutenir, consolider et promouvoir l’action communautaire autonome face à la lutte contre le VIH/sida sur le territoire québécois. La COCQ-SIDA est guidée dans ses actions par les principes suivants :

  • Participation accrue des personnes vivant avec le VIH (GIPA*) – Élément fondamental de la réponse à la pandémie devant être assuré à tous les niveaux d’implication et dans tous les secteurs : communautaire, gouvernemental, paragouvernemental et privé.
  • Solidarité – Responsabilité et réciprocité qui s’expriment par le soutien, la collaboration et le partenariat aux niveaux local, régional, national, pancanadien et international.
  • Autonomie – Respect du droit de définir les orientations et de prendre les décisions.
  • Ouverture – Respect de la différence et des diverses réalités.
  • Démocratie – Structures et pratiques qui favorisent la prise de parole, la participation, la transparence et la prise de responsabilité.

Fast Track Cities est une initiative d’ONUSIDA créée le 1er décembre 2014 avec la signature de la Déclaration de Paris par plusieurs villes de partout au monde. Selon ONUSIDA : En travaillant ensemble, les villes peuvent mener des actions locales qui auront un impact mondial. En nous appuyant sur notre leadership politique, nos infrastructures, nos ressources et moyens humains, nos villes vont oeuvrer pour un avenir plus équitable, inclusif, prospère et durable pour leur population – indépendamment de leur sexe, âge, statut social et économique ou de leur orientation sexuelle.”. Les villes signataires sont accompagnées par l’Association internationale des fournisseurs de soins de santé en VIH (IAPAC), qui a émis des recommandations pour atteindre les objectifs 90-90-90.

Calendrier du 1er décembre – #JMS17

 – Vous pouvez cliquer sur les liens sous l’infographie –

Merci à Maude du PVSQ pour cette initiative  😉